• David Pinto

J9 - Les Nuggets toujours en vie

9ème soir de NBA avec un calendrier beaucoup plus restreint avec le 1er tour touchant à sa fin (il est vrai que les 3 sweeps à l’est ont aidé...)


On débute par l’information du jour qui était tombé plus tôt dans la journée avec le titre de Défenseur de l’année qui a été décerné, sans trop de surprises, à Giannis Antetokounmpo qui remplit là un peu plus son armoire à trophée.

Après le trophée de MIP et de MVP, voila celui du DPOY qui vient ponctuer une saison incroyable et une importance capitale dans les prouesses défensives des Bucks, meilleure défense de la NBA.


Le Greg devance aux votes Anthony Davis et Rudy Gobert, double tenant du titre.

On poursuit donc avec les deux rencontres de la nuit et comment ne pas débuter par cette nouvelle opposition Hitchcockienne que nous ont offert Nuggets et Jazz avec la victoire de Denver, vous l’aurez compris, 117 à 107.


Une victoire qui a mis du mal à se dessiner compte tenu de la physionomie du match.

Car le Jazz commence tambour battant la rencontre obligeant Nikola Jokic à porter son équipe sur ses larges épaules, en nous récitant toute la panoplie de son Immense talent avec un 1er Quart absolument parfait offensivement, clôturé en beauté par ce Buzzer beater tel un flamand rose sur une seule jambe !

Mais dans le deuxième quart, la grâce sembla quitter les mains du Serbe et avec un Jamal Murray discret (9 points inscrits en 1ère mi-temps), Denver voyait alors Utah prendre 9 points d’avance à la pause.


Denver ne Parvenait pas à trouver la solution sur Pick and Roll avec un Nikola Jokic, beaucoup trop attentiste et qui prennait l’option de couvrir l’écran dans sa peinture, donnant pléthore d’espaces aux artilleurs du Jazz qui n’en demandaient pas tant.


Car cette tendance s’est accentuée terriblement au retour des vestiaires avec un Jazz désireux de passer la cinquième et plier cette rencontre une bonne fois pour toute.

Mike Conley secondait parfaitement Donovan Mitchell dans cette mission et c’est ainsi que Utah prenait15 points d’avance.

A ce moment là, on ne donnait pas cher de la peau des Nuggets, mais c’était sans compter sur le Jamal Murray Show, épisode 3.


Après ses 2 prestations incroyables au scoring dont cette pointe à 50 points, le meneur canadien a littéralement pris feu dans le deuxième acte avec la bagatelle de 33 points inscrits afin de mener la charge pour Denver.

L’écart se resserrait en l’espace de quelques possessions et sur un mouvement absolument jordanesque et géniale, Murray ramènait les siens à 2 unités.

Le body-langusage ne trompait pas, le momentum avait changé de camp.


Mike Malone a su ajusté sa défense en conséquences en demandant notamment à Nikola Jokic d’être beaucoup plus actif et agressif sur les écrans de Rudy Gobert, chose qui s’est avérée payant alliée aux prises à deux sur Spida Mitchell.


Quant au dernier quart, il peut se résumer à un épique duel Mitchell-Murray.

Les deux arrières se sont répondus l’un après à l’autre à grand coup de provocations incroyables dans la peinture ou de shoots longues distances.

Mais à ce jeu là, c’est le canadien qui s’en est tiré à son avantage avec une réussite insolente.

16 Points inscrits pour lui dans le dernier quart avec cette série folle de 7 points d’affilée qui achèvera les derniers espoirs du Jazz de boucler la série.

Le Jazz peut sans doutes s’en vouloir, non pas d’avoir essuyé les assauts du père Murray mais bel et bien pour avoir laissé cette équipe de Denver revenir dans le match.

Les ajustements défensifs de Mike Malone ont clairement déstabilisé l’attaque de Utah, qui a également du faire face à une certaine nervosité en fin de match de ses leaders avec des choix peu judicieux sur les dernières minutes.


3-2 donc dans cette série et une nouvelle balle de match à venir pour Utah qui voudra à tout prix s’éviter le piège d’un Game 7 avec un momentum tout autre dans les têtes des joueurs.


Les ajustements des coachings staffs seront cruciaux notamment côté Utah afin de compenser les déplacements au large de Nikola Jokic qui perturbe énormément Rudy Gobert, jamais aussi mal à l’aise que lorsqu’il quitte sa peinture tant adorée.


Cette rencontre vaudra son pesant d’or et bien fûté sera celui qui pourra prédire le sort de ce match.

On en salive d’avance !

La dernière rencontre de la soirée, entre Clippers et Mavs, tenait toute la planète NBA en haleine, suite au fantastique buzzer beater pour la gagne de Luka Doncic au match 4.


Cet enthousiasme s’est de suite estompé quand nous avons appris que Kristaps Porzingis ne serait de nouveau pas présent sur la feuille de match.

Ses problèmes au genou persistent et Dallas se voyait dans l’obligation de sortir le match parfait tout en espérant la même maladresse côté Clippers que lors du Game 4.


On va tuer tout suspense dès à présent avec la victoire (ou plutôt branlée) de LA 154 à 111.


Car malheureusement, les troupes de Doc Rivers ont retrouvé le chemin de l’adresse en témoigne le retour en forme de Paul George, qui a là livré une prestation digne de son statut et de son contrat : 35 Points pour lui à 12/18 aux shoots et un mal être avoué en interview d’après match qui pourrait expliquer ses prestations décevantes jusque là.

Avec l’ancien Pacers au sommet additionné comme à l’accoutumée au match de MVP de Kawhi Leonard (32 Pts, 7 Rbs & 4 Ass), cela était de trop pour des Mavericks complètement dépassés en début de match et qui encaisseront un fatal 41-22 à l’issu du 1er Quart.

La rencontre était alors déjà pliée dans les têtes de tout un chacun pour atteindre les 24 points d’écart à la pause.


La deuxième mi-temps fut en effet une formalité pour les Clippers qui peuvent avoir comme autre motif de satisfaction la belle prestation de Montrezl Harrell qui a énormément apporté en sortie de banc (19 Pts & 11 Rbs en 23 min)


Côté Mavericks, Luka Doncic, diminué par sa cheville endolorie n’était pas traversé par le même état de grâce qu’au match 4 et c’est une équipe de Dallas assez résiliée qui a rendu très (trop?) vite les armes dans cette rencontre.


3-2 donc dans ce duel palpitant à l’Ouest, et l’interrogation principale réside désormais dans la santé des deux stars de Dallas.

On imagine mal les Mavs capable d’amener cette série au Game 7 sans l’intérieur letton et d’autant plus quand son génie slovène n’est pas à 100%.


On suivra attentivement cette rencontre avec des Clippers, qui ont su répondre à la gifle subie au Game 4 mais qui continuent d’exacerber de par leur attitude sur et en dehors du terrain.

Marcus Morris a fait le buzz après-match pour un pied qui trainait et qui s’est malencontreusement reposé comme par hasard sur la cheville de Luka Doncic.

Pat’ Beverley, toujours absent, exaspère par son attitude sur le banc et c’est une vague de ras-le-bol qui commence à naître vis-à-vis de cette équipe incroyable des Clippers soit dit-en passant.


On espère que Doc Rivers saura trouver les mots pour reconcentrer ses troupes et faire parler plus d’elles par leurs performances sur le terrain que par leurs frasques et excès autour.


Allez Kristaps, Luka, soignez-vous vite svp, on veut un Game 7 d’anthologie !


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