SB League Final – Dans le clan Cotture

Pour ce dernier match de la finale de SB League, le Cinq Majeur a suivi la rencontre dans les gradins, en compagnie des proches du Top Scorer fribourgeois Arnaud Cotture. Ambiance assurée.

De gauche à droite: Patrick, René, Arnaud, Elodie, Gaëtan, Flavien et Annick. Le clan Cotture presque au complet (©Siriane Davet, le Clic sportif).


Dans le clan Cotture, je demande les parents (Annick et Patrick), la femme (Elodie), le frère (Gaëtan), le beau-père (René) et le meilleur ami (Flavien). Presque personne ne manque à l’appel pour un match décisif comme celui d'hier soir. Avec les mesures Covid qui obligent les spectateurs a laisser un siège d’espace, l’occupation du clan dans les gradins est bien plus dense mais cela ne les empêche pas de discuter pendant la rencontre, entre ambiance bon enfant et moments plus stressants.


Détendus avant le match

Tout a commencé par un appel téléphonique hier après-midi avec Annick, la maman. Le traditionnel «à quelle heure arriverez-vous à la salle ?» s’est transformé en «serez-vous bien présents ce soir au match?» (merci le Covid). Après avoir offert des billets pour l’acte I à sa belle-famille, le Top Scorer fribourgeois a réservé ceux d'hier pour la sienne. Annick, Patrick, Gaëtan et Flavien feront le déplacement depuis le Valais natal d’Arnaud et rejoindront sur place René et Elodie. Une fois retrouvé à la salle, le fans club va s’installer dans le haut des gradins de Saint-Léonard, prêt pour la rencontre (même si Gaëtan n'arrive qu'au moment de l’hymne).

Avant le premier entre-deux, l’ambiance est détendue. Ça rigole sur le fait qu’un sac est prêt avec des projectiles à l’intérieur, au cas où les arbitres siffleraient mal. Les équipes font leur entrée sur le terrain, le clan Cotture applaudit tout le monde. Au moment où l’on annonce «le Top Scorer La Mobilière, Arnaud Cotture», Annick rajoute de la voix tandis que Patrick n’applaudit plus et est déjà prêt à observer la rencontre.

Arrive le moment de se lever pour applaudir, jusqu’au premier panier d’Olympic. «Au boulot», s'exclame la maman en étant la première de la salle à se mettre sur pied. «Il y a des fois durant lesquelles on a dû attendre trois-quatre minutes debout. C’est long», confie de son côté le papa du Valaisan.


Un peu de mauvaise foi?

Puis le match est enfin lancé! L’occasion pour nous de découvrir les personnalités de tout ce petit monde. Annick, la maman, encourage beaucoup son fils et ses coéquipiers. Très stressée en début (et en fin) de rencontre, elle lance des petits «Allez Arnaud; oui Paul; bien joué Dom; c’est juste Kristjian» sous son masque. Gaëtan et Patrick vivent le match de manière plus expressive et font parfois preuve (d’un poil) de mauvaise foi lors de certaines décisions arbitrales (tout en n’hésitant pas à l’admettre lorsqu’un ralenti leur donne tort). Elodie est également stressée durant la rencontre. La femme du Top Scorer écrit à son frère durant la partie. «Ça me calme», explique-t-elle. Finalement, Flavien reste tranquille durant la majorité de la partie, n’hésitant pas à faire quelques boutades pour détendre l'atmosphère, mais également à apprécier à haute voix les beaux gestes de la rencontre, même si ceux-ci sont réalisés par le camp ennemi bâlois.

Le premier quart est quelque peu particulier pour le clan Cotture. Leur protégé est rapidement sanctionné de deux fautes et doit rejoindre son banc après six minutes. «Je regarde différemment quand il sort. S’il n’est pas sur le terrain, je suis sûre qu’il ne fait pas de conneries», sourit Annick. «C’est son jeu», résume Patrick.


«Ma famille m’amène de l’énergie»

Lors de la deuxième période, Starwings revient sur Olympic. «C’est parce qu’Arnaud n’est pas sur le terrain», rigole son père, qui en profite pour nous parler de l’évolution de poste de son fils depuis son retour à Fribourg. «Petar (Aleksic, ndlr) a toujours voulu le faire jouer en 3», nous confie Patrick. Et pourtant, le troisième tir primé réussi de manière consécutive surprend quand même son propre camp. «C’est qui lui?», se demande son père tandis que Gaëtan balance: «Il est à trois sur trois derrière l’arc. Vous avez pris les chaînes à neige?». Flavien propose lui de sortir un extincteur, avant que son ami ne s’enflamme trop. Tandis que les hommes en rient, les femmes de la vie d’Arnaud ne sont pas sereines lorsque celui-ci tente un tir à longue distance. «J’ai le cœur qui bat à chaque fois la chamade», avoue Elodie.

Avant la mi-temps, Patrick Cotture se fait même entendre à la télévision lorsque, sur un lancer-franc de Burns, il hurle «le ballon a toujours raison» après que le joueur de Bâle a raté sa tentative.

Lors de la seconde mi-temps, un peu plus tendue, le clan Cotture se concentre. Au moment du coup de sifflet final, c’est le soulagement dans les gradins. Annick, les yeux embués de larmes, enlace son fils au moment où celui-ci rejoint les siens.

«Ma famille m’amène de l’énergie, du courage. Je sais que si j’ai un moment de mou, je peux regarder en haut: mon frère me dira de me réveiller tandis que ma femme m’encouragera. J’aime les avoir là. J’aime avoir Elodie au bord du terrain, c’est ce qui me donne de l’énergie. Je continue à me faire du mal pour leur donner un minimum de plaisir. Tous les sacrifices qu’on a fait, que ce soit dans le couple ou la famille, sont récompensés avec des moments comme ceux de ce soir», sourit, pour le mot de la fin, Arnaud Cotture.


Matthias Davet


Le top 3 des phrases de Patrick Cotture durant le match:

1. «Je n’ai jamais vu une fois que le ballon avait deux fois raisons», après deux lancer-francs manqués de Burns.

2. «Il a allumé le feu, posé la grillade et retourné la viande», après que Paul Gravet a passé plus de trois secondes dans la raquette en attaque.

3. «Vont-ils revenir? Demandez aux arbitres», au moment où les officiels, de l’avis de Patrick Cotture, avantageaient les Bâlois.

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