Swiss in NCAA #0 : qui sont les joueurs suisses en NCAA ?

Dernière mise à jour : nov. 5


(Crédit : Ryan Whittoff)

Bienvenue dans « Swiss in NCAA » ! Les espoirs du basketball helvétique mettent aujourd’hui les voiles pour les Etats-Unis afin de révéler tout leur potentiel en NCAA. La ligue de basketball universitaire est devenue une destination viable pour les jeunes suisses; mais, qui sont-ils ? Tout au long de cette saison 2021-22, de matches obscurs jusqu’à la March Madness, Midnight on Campus gardera un oeil attentif sur les joueurs suisses engagés en NCAA.


Anthony Polite (Florida State Seminoles, senior)

Anthony Polite, leader des Seminoles, tout sourire à l'entraînement. (Crédit : Ryan Whittoff)

Anthony Michael Lewis Polite, de son nom complet, est LA figure de proue du basketball helvétique en NCAA. Le Luganais est même titulaire dans l'une des meilleures équipes de toute la ligue. Cette équipe n'est autre que Florida State, programme historique de NCAA. Chez les Seminoles depuis 2017, le joueur suisse a côtoyé des joueurs comme Terance Mann (Los Angeles Clippers), Devin Vassell (San Antonio Spurs, 11e pick de la Draft 2020), Patrick Williams (Chicago Bulls, 4e pick de la Draft 2020), ou autre Scottie Barnes (Toronto Raptors, 4e pick de la Draft 2021).


Vous l'aurez compris, Anthony Polite n'est pas là pour faire de la figuration en NCAA. Le Tessinois sera même l'un des, si ce n'est LE, leader de Florida State en 2021-22. Avec 4 joueurs, dont Scottie Barnes (4e pick), partis vers la NBA en 2021, il y a comme un vide dans les rangs floridiens. Au tour de notre Suisse de prendre les commandes pour sa dernière saison universitaire.


D'autant plus qu'Anthony Polite en est capable. Le guard reste sur une saison 2020-21 très réussie. Le jeune homme né en 1997 tournait à 10.1 points, 4.5 rebonds, 1.8 assists et 1.4 setals de moyenne. Des statistiques très complètes qui en font le nouveau cadre de cette jeune équipe de FSU. Défenseur d'exception, gros travailleur, il aura fort à faire dans une équipe qui manquera forcément de repère après tant de départs. Mais des arrivées sont également à signaler du côté de la Floride. Quelques jolis transferts et une belle classe de recrutement vont faire du bien au head coach Leonard Hamilton, qui entame sa vingtième saison à la tête des Seminoles.


La saison d'Anthony Polite, tant individuellement que collectivement, s'annonce passionnante. Le natif de Lugano devrait continuer sur sa lancée, lui qui n'a cessé de travailler et de progresser chaque année depuis son arrivée sur le campus de Tallahassee. Les spécialistes placent son équipe 20e du Top 25 de pré-saison. C'est très prometteur. Ce qui est certain, c'est qu'Anthony Polite et Florida State joueront les premiers rôles en 2021-22. On attend la saison de la confirmation, voire de l'explosion pour le Suisse.


Pour marcher sur les traces de ses ex-coéquipiers aujourd'hui en NBA ?


Arnaud Révaz (Maryland Terrapins, sophomore)

Arnaud Révaz sous les couleurs de l'université du Maryland. (Crédit : Maryland Terrapins)

Contrairement à Anthony Polite, Arnaud Révaz n'a pas encore fait ses preuves en NCAA. Il faut dire que le Sédunois n'en a pas vraiment eu l'occasion. La saison dernière, sa première sur le sol américain, le jeune homme n'a disputé que 5 matches pour un maigre total de 3 points et 6 rebonds. Une toute petite mise en bouche et une première expérience compliquée du côté de Maryland.


Mais pas de raison de s'inquiéter pour si peu. La saison freshman est souvent synonyme d'adaptation difficile pour les jeunes recrues, notamment étrangères. Pour rappel, Arnaud Révaz a effectué, avant de partir aux États-Unis, 4 ans au centre de formation de la JL Bourg, en France. Arriver dans une université comme celle de Maryland, dans une grosse conférence (Big Ten), n'est jamais simple et notre Valaisan en a fait l'expérience pour sa première année.


Le but de la deuxième saison d'Arnaud Révaz sera de gratter des minutes dans la raquette des Terrapins. L'intérieur aura pour objectif de se glisser de plus en plus régulièrement dans la rotation mise en place par son entraîneur Mark Turgeon. Le joueur né en 2000 semble avoir travaillé pour, lui qui a pris plus de 6 kilos depuis son arrivée à Maryland.


Dans une équipe qui s'annonce comme un véritable poil à gratter en Big Ten, Arnaud Révaz va tenter de se frayer un chemin vers la lumière. Une lumière déjà mise sur Maryland, puisque les Terrapins sont classés 21e du Top 25. Deux Suisses dans le Top 25, donc, du jamais vu ! Le grand intérieur (2m08) fera au mieux pour assumer ce statut et ne peut que faire mieux que la saison passée.


Brendan Favre (DePaul Blue Demons, senior)

Brendan Favre (au premier plan, en noir) et ses coéquipiers travaillent dur pour performer en Big East. (Crédit : DePaul Athletics)

Après Anthony Polite et Arnaud Révaz, voici un troisième suisse jouant dans une équipe du Power 6. Le Power 6, ce n'est autre que le qualificatif utilisé pour désigner les six plus grosses conférences de la NCAA. Si Anthony Polite joue en ACC et Arnaud Révaz en Big Ten, Brendan Favre connaît, quant à lui, les joies de la Big East. Une conférence très relevée dans laquelle DePaul a du mal à se trouver une place de choix. Comme la saison dernière, conclue à la dernière place, cette saison 2021-22 s'annonce compliquée pour les Blue Deamons de Brendan Favre.


Le Veveysan va goûter à sa quatrième et dernière saison de basketball universitaire. Formé à l'IMG Academy, en Floride, le jeune homme vit pleinement son rêve américain depuis le high school. 4 saisons de NCAA, mais seulement 6 petits matches et 2 points en carrière. C'est peu, mais finalement assez logique quand on sait que notre Suisse est un walk-on, c'est à dire qu'il n'a pas reçu de bourse pour jouer au basketball. Brendan Favre paye ses études et joue dans l'équipe de l'université. Une manière de faire peu mise en avant, mais qu'on ne peut que valider. Rien de mieux que de vivre son rêve à fond. Un rêve de devenir joueur de basket professionnel qu'il partage avec sa soeur Léa Favre, professionnelle en Belgique, au VOO RBD Pepinster.


En 2021-22, Brendan Favre espère connaître encore les émotions de la NCAA et jouer quelques matches de plus sous le maillot de DePaul. La situation des Blue Demons, qui ont changé de coach et connu un bouleversement d'effectif pourrait jouer en faveur du Vaudois. Un mal pour un bien. Dans tous les cas, on lui souhaite de profiter de chaque minute passée sur les parquets universitaires, de gratter quelques points et de profiter à fond de sa dernière année avec DePaul.


Toni Rocak (UC San Diego Tritons, senior)

Toni Rocak, numéro 10 de UC San Diego, s'éclate sous les couleurs des Tritons. (Crédit : UC San Diego Athletics)

Si vous êtes un(e) habitué(e) du Cinq Majeur, vous connaissez sans doute Toni Rocak. Le joueur né en 1999 a, en effet, été sélectionné dernièrement en équipe nationale suisse, par Ilias Papatheodorou. Pourtant, vous ne savez peut-être pas que Toni Rocak exerce ses fonctions de l'autre côté de l'Atlantique, en NCAA.


Le forward est parti vers le Nouveau Monde il y a maintenant plusieurs années. Il a d'abord connu la NCAA D2, avec Regis College. Là-bas, il s'y est imposé comme le patron, tournant à 15.3 points et 6.4 rebonds lors de sa deuxième année en deuxième division. Une saison 2019-20 qui lui a ouvert les portes de la D1. Le jeune homme né en Croatie a alors rejoint UC San Diego, en Big West. En première division, la saison passée, Toni Rocak a continué sur sa lancée, signant 12.8 poins et 5.3 rebonds de moyenne. Il était, tout bonnement, le meilleur de son équipe dans ces deux catégories.


Une première réussie avec les Tritons, en D1, qui ne laisse entrevoir que du positif pour sa dernière saison universitaire. Celui qui a grandit à Genève connaît une progression constante et ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Un chemin qui l'a emmené jusqu'à San Diego, Californie. On a connu pire et on a hâte de connaître la suite de ce beau chemin.


À noter que son petit frère, Niko, jouait aussi en NCAA la saison passée. Également en Big West, Niko Rocak représentait quand à lui UC Santa Barbara, meilleure équipe de la conférence en 2020-21. Après une saison freshman décevante, seulement deux matches joués, le petit frère a été coupé par les Gauchos. Reste à savoir de quoi son avenir sera fait, en NCAA ou ailleurs.


Kevin Martina (Sam Houston Bearkats, freshman)

Kevin Martina semble être le bienvenu à Sam Houston. (Crédit : Sam Houston Athletics)

Kevin Martina est le dernier Suisse arrivé en NCAA. Le Genevois débarque aux Bearkats de Sam Houston pour cette saison 2021-22. Passé par Strasbourg avant de venir à Fribourg Olympic, le jeune homme va visiter un troisième pays pour parfaire sa formation. À Fribourg, il avait même joué 22 matches de SBL, entre 2019 et 2021, mais a fait le choix de passer par la case universitaire.


Le joueur né en 2001 va donc découvrir les États-Unis, son ambiance unique et surtout la NCAA. Une ligue bien particulière à laquelle Kevin Martina devra vite s'adapter. Il en est de même pour le style de jeu, bien différent de celui pratiqué en Europe. Cela peut et va certainement prendre un peu de temps et le jeune homme né en 2001 devra se montrer patient. Arnaud Révaz peut en témoigner.


Mais on ne doute pas que le natif de Genève va s'éclater dans cette nouvelle expérience. Une découverte pour lui, mais aussi pour son équipe, qui commence cette nouvelle saison dans une nouvelle conférence, la WAC (Western Athletic Conference). Que de nouvelles aventures qu'on aura hâte de suivre tout au long de cette saison 2021-22 de NCAA.


Les autres Suisses de NCAA


Anthony Polite, Arnaud Révaz, Brendan Favre, Kevin Martina et Toni Rocak ne sont pas les seuls joueurs suisses à évoluer en NCAA. Par contre, ils sont les seuls à évoluer en NCAA D1, la première division. D'autres athlètes helvétiques évoluent donc en NCAA D2 et NCAA D3. On peut citer, parmi eux, Niv Rozenholtz (Texas A&M Commerce), ou Denis Shchekin (Coe College). En NAIA et en JUCO, autres associations sportives semblables à la NCAA, la délégation suisse est bien représentée. On gardera un oeil sur Nathan Kassongo (William Jessup), Yassine Zlitni (Bethel University TN), Jacques Safra (Mayville State) et Nemanja Obradovic (John Brown) ou Jan Njock (Blinn Community College).


Du côté des filles, là encore, nous sommes servis. Nous avons même deux Suissesse présentes en NCAA Women's D1, pendant féminin de la NCAA D1 masculine. Ymke Brouwer va découvrir l'université de Penn State, en Big Ten. Un programme historique qui veut retrouver sa gloire d'antan pour la freshman zürichoise. Pour Emma Chardon, ce sera Maryland. La Genevoise croisera la route d'Arnaud Révaz sur le campus de College Park. Les Terrapins sont l'une des meilleures équipes de NCAA et marchent sur la Big Ten depuis plusieurs années. Les deux compatriotes croiseront le fer les 6 et 30 janvier prochain. À vos agendas !


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